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Justice : innovation

19 Sep 05

Justice : innovation

Permalink 15:19:01, Catégories: France, 453 mots
http://www.evoweb.net/blog/Justice--innovation.html

France Echos m'apprend que la justice française a su faire preuve d'innovation : il peut être maintenant plus condamnable de critiquer des appels à la haine et au génocide que de lancer ces appels :

 

(4) Au procès Chagnon/Mrap, la cruauté de Mahomet a été largement expliquée par des historiens. Lors de l'audience du procès Musulmanes On Line, le webmestre a justifié chacune ses affirmations sur l'islam. Les faits ne sont jamais contestés ni minorés par les parties adverses ou les tribunaux. Ils sont tout simplement ignorés, comme s'ils n'existaient pas, comme si l'on n'en avait pas parlé. Quand leur description est parfois reprise dans les jugements, c'est uniquement pour retourner leur violence contre ceux qui la dénonce. On ne commente pas les faits, mais on prête une intention à celui qui les décrit. Brigitte Bardot n'est pas condamnée parce qu'elle dirait des erreurs sur la cruauté de l'Aïd-el-Kebir, elle est condamnée pour son « insistance » et sa « complaisance » (sic !) à décrire cette cruauté, elle est supposée violente parce qu'elle décrit des choses violentes. Dans le jugement de Musulmanes On Line, aucune des descriptions données par le site sur l'islam n'est contestée, mais on insiste sur leur « multiplication », sur leur « caractère opposé [aux musulmans] », prétendant que ces propos « dénigrent » ceux-ci. Peu importe que ce que vous dites soit vrai ou faux, le simple fait que vous le disiez démontre que vous attaquez violemment les musulmans. Par ce glissement, on fait comprendre : « On ne doit pas dire ça ! », même (voire surtout) si c'est vrai. Ce n'est pas seulement un « blasphème » qu'on condamne, c'est une opinion qu'on veut faire taire, c'est une vérité qu'on veut empêcher d'être dite publiquement.

http://www.france-echos.com/actualite.php?cle=6839

Bien sûr, j'imagine que cela ne doit s'appliquer que pour certaines populations : si la critique était toujours plus condamnable, alors par régression à l'infini le juge lui-même serait condamnable, le juge du juge, etc., ce qui ne semble pas prévu être le cas. D'ailleurs les applications citées par France Echos vont toutes dans le même sens :

©Philippe Gouillou



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La lecture préalable de Pourquoi les femmes des riches sont belles est requise, ou du moins une bonne connaissance générale du sujet : Axelrod, Buss, Dawkins, Geary, Hrdy...

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